Passerelle de la Paix : trait d’union entre Caluire et la Cité internationale

 Passerelle de la Paix : un trait d’union entre Caluire et la Cité internationale

 

L’édifice, long de 220 mètres, a été inauguré lundi 17 mars, soit quasiment deux ans jour pour jour après la pose de la première pierre. Il relie désormais la Cité Internationale (VIème) au quartier Saint-Clair, à Caluire.

Sobre et élancée, elle semble planer au-dessus du Rhône. La passerelle de la Paix, inaugurée en grande pompe ce lundi après-midi, relie désormais la Cité Internationale, dans le VIème arrondissement de Lyon, au quartier Saint-Clair, à Caluire-et-Cuire. Long de 220 mètres, l’édifice, qui a nécessité deux ans de travaux, est entièrement dédié aux piétons et aux cyclistes, lesquels pourront donc accéder facilement au parc de la Tête d’Or pour les uns et au parc Saint-Clair pour les autres.

« C’est un ouvrage très particulier et atypique puisque la structure n’a pas d’appui dans le lit du fleuve mais seulement sur les deux rives, explique José Luis Fuentes, l’architecte du projet. Nous avons voulu la passerelle très fine, malgré ses 900 tonnes d’acier, pour qu’elle donne l’impression d’avoir toujours été là. »

Un belvédère au milieu

L’originalité de ce trait d’union tient aussi à sa conception. Ainsi, le cheminement haut est en ligne droite tandis que le cheminement bas, réservé aux piétons, forme un arc et relie les deux berges basses. Au milieu du fleuve, ces deux chemins se rejoignent et forment un belvédère aménagé avec des bancs afin de permettre aux promeneurs de faire une pause ou de contempler le paysage.

Si le Grand Lyon, qui a déboursé 15,7 millions d’euros pour la création de cette passerelle ne sait pas encore combien de personnes l’emprunteront chaque jour, les curieux et les riverains semblent déjà l’avoir adoptée.

Pourquoi « passerelle de la Paix » ?

Le nom de l’édifice a été choisi par le père lyonnais Max Bobichon (84 ans), qui a œuvré toute sa vie pour le rapprochement des religions catholiques, juives et musulmanes. « Cela me semblait mieux de l’appeler comme ça que de lui donner le nom d’un maréchal ou d’un général, sourit-il. Saint-Clair est un vieux quartier d’immigration et le relier ainsi à un lieu plus moderne comme la Cité Internationale, c’est tout un symbole.

Pierre-Alexandre Bevand

Source : www.metronews.fr

 

Article publié le 01/04/2014 par Terrasses et Jardins

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