Des bureaux dans des immeubles en bois, près de La Défense

Bientôt des bureaux dans des immeubles en bois, près de La Défense

Bientôt des bureaux dans des immeubles en bois, près de La Défense-Terrasses et Jardins

Un ensemble en bois massif va être bâti pour héberger le QG d’un grand groupe. Retour en détails sur le projet, livraison prévue en 2020.

Et si un groupe du CAC 40 installait son siège dans des immeubles en bois massif? La proposition n’est pas si saugrenue qu’elle y paraît. Associés dans ce projet, BNP Paribas Real Estate et la start-up Woodeum vont faire construire un énorme ensemble immobilier tout en bois à Nanterre, à proximité de la station de RER Nanterre Université qui est aussi un arrêt du train de banlieue.

Ce campus constitué de sept petits bâtiments (quatre à sept étages) sera situé sur un terrain de 17 hectares, celui qu’occupait une papeterie Smurfit fermée en 2009. Les deux promoteurs l’ont racheté fin 2015 pour en faire ce QG de nouvelle génération. Un parc arboré, sept points de restauration, des commerces, un amphithéâtre de verdure, des bureaux modulables avec beaucoup de lumière… l’ensemble sera doté de toutes les aménités attendues dans un siège social du XXIe siècle.

Mais c’est bien l’utilisation du bois massif qui fera la différence, surtout compte tenu de la taille XXL de ce campus: avec 125 000 m2, il sera beaucoup plus étendu par exemple que le nouveau siège de Veolia à Aubervilliers (45 000 m2). «Ce sera le plus grand campus de bureaux en bois en Europe. Il pourra accueillir 7 000 personnes. La construction devrait débuter entre l’été 2018 et la fin de l’année avec une livraison en 2020», explique Philippe Zivkovic, coactionnaire de Woodeum avec Guillaume Poitrinal, l’ex-PDG d’Unibail-Rodamco.

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Dans les prochains jours, la demande de permis de construire sera déposée. Les promoteurs ont déjà des touches avec deux groupes du CAC 40 installés dans l’Ouest parisien qui envisageraient, chacun, d’occuper tout l’espace.

Construction plus rapide

Le bois présente plusieurs avantages. À la différence du béton, ce matériau est un piège à carbone, une façon de lutter contre le réchauffement climatique. «Et, comme le bois est isolant, les charges de chauffage pour les entreprises occupantes seront 25 à 30 % moins élevées que celles payées pour des bureaux classiques», souligne Philippe Zivkovic.

Pour les salariés, la présence de bois sur les murs donne un aspect chaleureux. Enfin, la construction de ce campus sera plus rapide: deux ans contre trois pour un ensemble immobilier en béton car la plus grande partie des bâtiments est préfabriquée dans des usines.

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Autant d’atouts qui n’empêchent pas la construction en bois d’avoir du mal à décoller: aujourd’hui, elle représente moins de 10 % des nouveaux bâtiments. Car les occupants potentiels ont encore pas mal d’interrogations sur cette approche. Ils craignent que le bois résiste mal au feu, que les loyers soient plus élevés… Des hésitations que Philippe Zivkovic balaie d’un revers de main : «Avec un loyer annuel inférieur à 400 euros/m2, nous ne sommes pas chers», résume-t-il. Quant aux dangers liés au feu, depuis plusieurs années, les pompiers ont compris que le bois massif n’était pas plus dangereux que le béton et accordent toutes les autorisations. Les prochains mois diront si les grandes entreprises ont entendu ces arguments.

Bientôt des bureaux dans des immeubles en bois, près de La Défense : publié

Source : immobilier.lefigaro.fr

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